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Dossiers photographiques

La vallée de Kathmandu a énormément changé au fil de ces trentes dernières années; les constructions modernes ont envahi les rizières et défiguré la merveilleuse architecture urbaine des newars.

Le séisme du 25 avril 2015, a causé plusieurs milliers de morts dans la vallée, des dizaines de milliers de blessés et de sans-abri en endommageant gravement les habitations anciennes ou plus récentes (construites sans aucun respect de règles d'urbanisme ou de règles anti-sismiques) ainsi que nombre de monuments.

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La vallée de Kathmandu figure sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO (UNESCO, 1979). Sept ensembles sont cités: les places Durbar de Kathmandu, Patan et Bhaktapur, les stupas bouddhistes de Swayambhunath et Bodnath ainsi que les temples indous de Pashupati et de Changu Narayan. Il serait plus objectif de la faire figurer sur la controversée liste du patrimoine mondial en péril (en fait elle y a figuré de 2003 à 2007), même si ne sont cités sur la liste de l'UNESCO que des quartiers précis et non la totalité des bâtiments. Certains édifices remarquables ont été restaurés avec l'aide de sponsors étrangers, mais pas leur environnement. Ce n'est qu'à Bhaktapur qu'un arêté municipal récent impose quelques règles visant à préserver l'harmonie des facades extérieures. Il faut espérer qu'il soit appliqué, Bhakapur restant la ville la moins mal préservée de la vallée; mais presque partout, le mal est déjà fait. La page consacrée à l'architecture développe ce problème.

L'augmentation considérable de la population par immigration rurale, agravée par la guerrilla maoïste est à l'origine de déplacements quotidiens qui débordent totalement les maigres infrastructures de transport disponibles.

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La pollution de l'air est telle qu'il est illusoire d'espérer voir les montagnes depuis la capitale, sauf parfois pendant la mousson quand les pluies ont lavé l'atmosphère et qu'un intermède de beau temps s'installe très temporairement. Parcourir à pied ou même en taxi une avenue à fort traffic ou la "route circulaire" est une épreuve et l'air y apparait très vite irrespirable.

En hiver, la pollution(1) stagne dans ce bassin bordé de collines et la concentration en particules fines dépasse de 20 fois le seuil recommandé par l'OMS (5 fois plus que pendant les pics de pollution à Paris). La pollution est plus forte le matin quand le brouillard n'est pas encore levé, plus forte au centre (Thamel) qu'en périphérie (Bhaktapur).

L'origine de cette pollution est multiple, constituée des briqueteries (qui ne fonctionnent pas pendant la mousson), des foyers domestiques et du traffic routier, sans compter les groupes électrogènes destinés à pallier les coupures de courant.

A voir

Sur ce site, chacune des trois principales cités de la vallée (Kathmandu, Patan et Bhaktapur ) à sa propre page d'entrée. il en est de même pour le quartier tibétain de Bodnath.
Bungamati et Khokna
Deux exceptions au texte qui précéde. Ces villages ont gardé toute leur atmosphère; on y retrouve la paix que dégagent le rythme lent des activités quotidiennes; les piments ou les céréales sèchent au soleil, on file la laine ou on sculpte le bois. Cependant, quelques édifices modernes ont remplacé des maisons anciennes ou des rizières. Les deux villages ont été fortement touchés par le séisme du 25 avril 2015.
Les villages oubliés
Sanku; Banepa; Panauti.
Swayambunath
Pashupatinath
Le site traditionnel des crémations; un réaménagement en cours vise à en dégager les abords des constructions parasites et à diminuer la consommation du bois pour les crémations. C'est un des seuls projets d'ampleur qui se préoccupe de préserver l'archictecture urbaine de la vallée.
Swayambunath
La colline aux singes.

Streetart (détails

Comme dans bien des lieux, le développement du streetart dans la vallée de Kathmandou est tout récent, mais explosif.

En pratique

Hébergements
Le quartier de Thamel est traditionnellement celui qui offre le plus de ressources touristiques et reste le plus pratique si vous avez des démarches à accomplir. Mais l'évolution de la vallée est telle que Bodnath (tibétain) et Bhaktapur (indouiste) vous assureront des expériences plus reposantes, plus authentiques (et un peu moins polluées, cf ci-dessus). De l'aéroport, ces deux points de chute sont tout autant accessibles que Thamel, sinon plus. Patan est moins fréquenté mais constitue un bon point de départ pour accéder aux nombreux villages du sud de la vallée.
Transports
Se déplacer dans Kathmandu est aujourd'hui un véritable cauchemard. Comptez une heure de taxi là où dans les années 80 il suffisait d'un quart d'heure de vélo. Les bus sont bondés et leur parcours difficile à appréhender; les petits tempos blancs sont un peu plus utilisables.

Une piste digne des plus difficiles safaris africains permet de relier Bodbath à Bhaktapur, en contournant l'aéroport par le nord, donc en évitant les embouteillages de la route Patan / Bahaktapur, particulièrement encombrée. Malgré les énormes trous, la boue ou la poussière, les petits taxis Marutis n'hésitent pas à l'emprunter.
() kathmandu-valley-temples.com/ . Un site totalement pro par un voyageur amateur.
(UNESCO, 1979) La liste du patrimoine mondial: vallée de Kathmandu, sur le site de l'UNESCO.
(1) Exposure to airborne particulate matter in Kathmandu Valley, Nepal, Journal of Exposure Science and Environmental Epidemiology (2012) 22, 235–242; doi:10.1038/jes.2012.14; published online 7 March 2012.